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Electronic player records

Electronic player : lumière sur le label strasbourgeois

Alors que l’on revient à peine de se remettre de nos émotions vis à vis des tragiques évènements qui se sont déroulés ce vendredi 13 novembre, il est temps de s’accorder une petite pause musicale, histoire de mettre entre parenthèses tout ça, et de passer un bon moment.
Et pour vous aider dans cette démarche nous allons vous parler de notre petit coup de cœur de la semaine.

Il s’agit du nouveau titre du label Electronic PlayerThe one for me de John Stracker, sorti le 24 octobre 2015, et qui est un morceau house, légèrement rétro, rythmé et agrémenté d’une entrainante ligne de basse.
Cela a de quoi plaire à un large public, puisque le morceau en lui même n’est absolument pas sombre. Bien au contraire, on se prête facilement au jeu en se laissant flâner vers une ambiance club et jazzy, avec un rythme rapide et énergique, que dégage le titre et à l’image de son producteur qui aime fusionner différents styles musicaux.

Pour en savoir un peu plus, et vous permettre de rentrer dans cet univers, et surtout en comprendre la pluralité sonore qui s’y dégage, ELECTRONIC PLAYER, est un label strasbourgeois de musique électronique fondé en 2009 et dirigé par Pascal Walter, connu aussi sous les pseudonymes de Czam, Rokkafunk ou bien encore John Stracker. Il est aussi connu pour avoir découvert un certain nombre d’artistes comme par exemple Olivier aka Big Oh qui pratique un genre aux multiples sonorités comme la techno deep, la house ainsi que des sonorités un peu plus « ghetto ». Il y a aussi Sebastian Roche, Ficus ou encore 99letters, Takahino Kinoshita de son vrai nom, DJ et producteur qui nous vient tout droit du Japon. Nous y trouvons aussi Blackadiscomental qui est un groupe de producteurs dont Pascal Walter fait également partie. Ce dernier est connu pour explorer des horizons un peu plus exotiques s’inspirant de sons venant de l’île Maurice, de la Guadeloupe ou bien encore de Madagascar. Et nous avons Lino Sparkling qui fait également partie du groupe Blackdiscomental.

Le label, et ses nombreux artistes, c’est donc tout simplement un somptueux millésime, mélangeants les genres et les différents styles de musiques électroniques, nous offrant ainsi une large palette de choix. On y trouve notamment de la house, de la techno, de la tech house, ou bien même des sonorités un peu plus « ghetto », et alliant parfois même le blues et la soul. .
De quoi faire vibrer vos tympans, pour quelques minutes de plaisir !

Pour la petite histoire, c’est au début des années 90, que Pascal Walter travaille en tant que programmateur pour une des premières radios pirate, apparue sur les ondes guadeloupéennes, « 102 graffiti ».
Au milieu des années 90, il arrive en France où il y fait la découverte des rave parties, et parviendra à obtenir ses deux premières résidences à Strasbourg, où le week-end il se produira à l’Elastic bar, et en semaine, au Best Coffee Shop. A l’époque, sa playlist est essentiellement composée d’un mélange de trip-hop, dub, jungle, big beat, et de house.
Et pour couronner le tout, il a frappé très fort, en faisant son apparition à Paris Bercy en « first part » de Jamiroquai en octobre 1999.

Plus tard, c’est à Detroit aux USA, qu’il a produit quelques morceaux sous différents pseudonymes, avec l’aide du producteur Jordan Field de Chicago. Et c’est aussi à cette période qu’un des morceaux de sa compilation est diffusé continuellement pendant plusieurs semaines consécutives, sur le site YOUNG & RUBICAM, une des plus grosses compagnies de communications de New-York.

En 2005, il mixe pour le conseil de l’Europe, et le forum de l’orchestre européen au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg. De plus, il organise une conférence à la faculté de musicologie, aux côtés de la musicologue Madame Depanay, portant comme sujet la musique électronique.

Depuis il ne cesse de se produire sur différentes scènes. Il a mixé au festival électrogroove Contre-temps, au festival européen du film fantastique de Strasbourg, et lors de l’exposition du Desperados Heinekein collectors.

Vous l’aurez donc bien compris, notre perle de la scène électro strasbourgeoise, ne fait pas dans la démesure, il fréquente même les grands noms, en assurant quelques bons « warm up » tels que celui de Laurent Garnier, Roni size ou bien encore Jay-Jay Johanson.

Autant vous dire que c’est plutôt pas mal !

Pour finir en beauté, on vous laisse également découvrir un autre morceau de la compilation du label, produit par Lucas Litzler, et qui cette fois-ci un peu plus différent, puisqu’il s’agit d’un morceau de techno, un peu futuriste, et qui vient à peine d’être posté sur le soundcloud du label.Pour ceux qui aiment un style un peu plus psychédélique, on vous laisse découvrir.

Pour plus d’informations concernant le label, rendez-vous sur la page facebook.

 

 

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