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Thylacine : interview pour son nouvel album « Transsiberian »

Le Thylacine dont nous parlons aujourd’hui n’est pas cette race de loup solitaire originaire de Tasmanie et considérée comme éteinte depuis 1936. Non, ce Thylacine là est bien vivant et actif. William Rezé, dans la vie de tous les jours, a 23 ans, et après s’être essayé à beaucoup de genres et d’instruments, notamment le jazz avec son saxophone, Thylacine s’est tourné progressivement vers la musique et la composition électronique, lui permettant une plus grande liberté artistique.
Sa composition qui l’a fait découvrir au grand public est « Sand », présente dans son EP « Blend » sorti en juin 2014.

Depuis, il enchaîne les dates mais continue à fournir une production prolifique et de qualité. Il serait présomptueux de vouloir donner un genre à sa musique, tant son univers est unique. Entre mélodies travaillées, beats transcendants, et vocals oniriques, chacun de ses tracks est une invitation au voyage. Et ça tombe bien, car Thylacine, voyager il aime. Depuis quelques années, il rêvait de voyager à bord du Transsibérien, mythique ligne de chemin de fer longue de 9 228 km qui relie Moscou à Vladivostok. Il s’est finalement décidé à sauter le pas, il a acheté son billet, et le voilà parti pour une odyssée de deux semaines à travers les steppes, pour un seul objectif : composer son album dont le titre est déjà tout trouvé : « Transsiberian ». En outre, William a voulu partager avec nous ces beaux moments passés dans le froid et dans le neige, mais aussi en compagnie de personnages haut en couleur : des caméras de France Télévisions l’ont suivi partout où il allait. Au final, ça nous donne un documentaire en dix courts épisodes, entièrement disponible sur Youtube et retraçant ses expériences sur place et montrant ses techniques de composition pour l’album. Filmé humblement, un peu à la manière des Nouveaux Explorateurs de Canal+, le documentaire, bien qu’unique en son genre, est une réussite car il est touchant et humain. On vous conseille vivement d’aller y jeter un oeil !

Afin d’avoir un avis plus éclairé sur l’expérience, qui de mieux pour en parler que le protagoniste lui-même ?

-Un peu comme Fakear qui s’est exilé au Japon pour composer son dernier EP et s’inspirer de l’ambiance là-bas, toi tu es parti en Russie, à bord du Transsibérien, pourquoi cette destination ?

« Avant la destination c’est surtout le Transsibérien en lui-même qui m’a attiré. J’ai déjà l’habitude de composer dans le train parfois, mais le Transsibérien est la ligne de chemin de fer la plus longue du monde, et il a une histoire assez mythique de divers écrivains qui ont écrit à son bord, j’ai vite compris que ce serait un studio idéal pour composer et m’enrichir de tout ce que je peux y rencontrer pendant le voyage. »

-Quels sont les avantages et les inconvénients à composer dans ce genre d’environnement, entre longs trajets en train et arrêts au beau milieu de la Sibérie ?
« L’avantage principal est l’inspiration, le fait de découvrir des paysages et des personnes totalement inconnues est vraiment très motivant pour moi pour faire de la musique. Et le seul inconvénient serait le temps, car il est limité, ça reste un défi de composer un album en si peu de temps. Il ne vaut mieux pas être feignant ».

-Quel est ton plus beau souvenir pendant ce voyage ? à l’inverse, la plus mauvaise expérience ?

« Un des plus beau moments reste ceux passés avec le chaman au bord du lac Baïkal, il y avait à ce moment un dépaysement absolument total. Mais j’en ai vraiment plein des beaux moments, le voyage en a été rempli, honnêtement. Le plus mauvais doit être un matin après une soirée très tardive ou j’ai passé plus d’une heure a essayer de réveiller tout le reste de l’équipe pour ne pas rater un rendez-vous, mais je n’ai pas réussi… »

L’album « Transsiberian » est sorti le 27 novembre et est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légales et chez les bons disquaires. Ceux qui suivaient les aventures de William aux pays des Soviets, pensaient déjà avoir une idée du résultat final de l’album. Hé bien l’idée qu’on pouvait en avoir est à mille lieux du résultat, tant l’album est suprenant et beau. A ce stade peu d’adjectifs sont capables d’être aussi précis que « beau » pour décrire « Transsiberian« . En somme, l’album est une invitation au voyage, retranscrivant fidèlement les pérégrinations du compositeur et ses rencontres sur place. A l’image de « Irkutsk » présente sur l’album, une musique s’inspirant de chants traditionnels de la région du Lac Baïkal.
Fidèle à son image de compositeur mélangeant les genres, Thylacine nous livre un album réussi, idéal comme cadeau de Noël pour les personnes férues de nouvelles découvertes musicales !

Nous laissons la conclusion à Thylacine :

-Quels sont tes projets futurs ? Et au niveau local, aurons-nous bientôt la chance de te voir dans la capitale alsacienne ?
« J’en ai plusieurs en tête, mais je ne sais pas encore lesquels je vais faire, pour l’instant je me concentre sur la sortie de l’album Transsiberian, et puis je vais essayer de trouver quelques jours pour me reposer aussi, si je peux ! Sinon, rien de prévu pour l’instant à Strasbourg, mais bientôt j’espère ! »
-Alors on a hâte ! Merci pour toutes ces précisions Thylacine, bonne continuation !

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